La France au secours de l’Europe
30 mai 2010 par Jeunes Populaires 69
Il y a 3 semaines, nous apprenions que l’Euro était apparemment au bord de la disparition, que les marchés s’affolaient, que l’Union Européenne allait imploser.
Seulement, il y a 3 semaines, sous l’impulsion de la France, un conseil européen extraordinaire a été convoqué afin de trouver une solution face à cette situation inédite par son intensité, et sa gravité. Un plan d’aide extraordinaire de 750 Milliards d’€uros y a été adopté.
Retour sur trois semaines qui ont ébranlé l’Europe.
Tout commence avec la découverte par l’Union de la vérité sur la situation budgétaire grecque : le déficit public dépasse les 15% du PIB (contre environ 8% pour la France), et la dette excède les 115% du PIB (contre environ 60% pour la France). Après une longue période de falsification des comptes publics en vue de répondre aux critères de convergence de Maastricht, la vérité a enfin éclaté sur la situation catastrophique de la Grèce.
Réaction absolument prévisible des marchés : face à cet aveu d’extrême fragilité et donc de risque de non-solvabilité (incapacité d’un pays à rembourser sa dette), les titulaires de titres obligataires grecs vendent massivement, tandis que les acheteurs potentiels se désistent : la Grèce ne peut plus se financer sur les marchés car elle ne trouve plus d’acheteurs de ses titres qui assurent son financement . A cela s’ajoutera le 23 Avril la baisse de la note de la dette grecque par les agences de notation qui traduit une situation très fragile; renforçant ainsi la perte de confiance des investisseurs envers Athènes : la Grèce risque la cessation de paiement, et la faillite. L’Euro, monnaie grecque mais aussi monnaie commune à 14 autres pays, se retrouve attaquée sur les marchés de change ce qui engendre mécaniquement sa détérioration… et, pour ne rien arranger, le manque de réaction politique au niveau européen, largement du à la posture attentiste voire immobiliste de la chancelière allemande ne fait que conforter les investisseurs dans leurs inquiétudes motivées par un déficit de crédibilité politique de l’eurozone.
C’était sans compter sur la détermination française incarnée par Nicolas Sarkozy qui a convoqué début Mai un sommet extraordinaire, suivi par un conseil européen qui débouchera le 9 Mai au soir sur un plan massif et inédit de soutien à la zone euro. La consécration du retour du politique en Europe, largement impulsé par le président de la République fut couronnée d’un autre succès : le rebond brutal des indices boursiers le 10 Mai, les marchés saluant unanimement les initiatives des dirigeants européens.
Le sérieux de la politique budgétaire du gouvernement, traduisant sa volonté de redresser la situation financière de notre pays semble avoir trouvé son origine dans l’impératif de comptes publics stables pour retrouver la croissance à laquelle la France doit pouvoir prétendre dans l’après-crise… Une fois encore, le gouvernement et Nicolas Sarkozy ont su être au rendez-vous de l’Histoire face à ces crises qui secouent l’Europe depuis près de 2 ans.

